La maquette numérique, une révolution pour le Bâtiment ?

 

Récemment publiée, l’étude de Mc Kinsey « s’attache à quantifier et à comprendre finement l’incidence du numérique sur la croissance et la compétitivité de notre pays. » La maquette numérique y est désignée comme une « révolution pour le secteur de la construction. »

 

L’étude Mc Kinsey, publiée en septembre, porte sur les enjeux de la transformation numérique dans cinq secteurs d’activités, donc celui de la construction. Pour celui-ci, la maquette numérique apparaît être un outil de référence pour gagner en efficacité. En effet, les experts soulignent qu’« elle procure à tous les acteurs d’un chantier une visibilité en temps réel sur le respect des coûts et des délais, tout en évitant d’avoir à saisir les mêmes informations à de multiples reprises, qui sont autant de sources de surcoûts et d’erreurs. » Ils ajoutent que « la MNB permet aussi d’écourter de 7 % la durée moyenne des chantiers, et abaissent de 40 % les dépassements de budget. Au total, la MNB permettrait d’économiser jusqu’à 10 % de la valeur des contrats.

Pourtant, il est aussi constaté qu’aujourd’hui « une grande part des plans ne sont pas numérisés ; les processus restent largement dominés par le papier et le traitement manuel. » Certes, en France, 39 % des constructeurs déclaraient en 2013 qu’ils avaient souvent ou très souvent recours à la maquette numérique. Cependant, ces taux d’usage apparaissent encore en retrait par rapport à ceux en vigueur dans les pays où leur utilisation a été promue par la réglementation : Finlande (dès 2002), Norvège (2005), Royaume-Uni (2012).